Pourquoi des toilettes sèches ?

 

Les économies d’eau

Jusqu’à 1/3 de la consommation d’eau d’un foyer provient des chasses d’eau, ce qui représente environ 14 m3 d’eau par personne et par an. Un foyer de quatre personnes utilisant des toilettes sèches économisera donc environ 56 m3 d’eau par an. Avec un prix moyen de 2,50 € le m3 (qui augmentera forcément dans les années à venir), la facture d’eau diminuera d’environ 140 € par an.

Le non-gaspillage de l’eau potable

3 L, 6 L (toilettes à double commande) ou 10 L d’eau potable sont envoyés directement dans le tout à l’égout ou dans la fosse septique à chaque fois que l’on déclenche la chasse d’eau. Ce confort semble démesuré quand on sait que le manque d’eau potable est la première cause de mortalité dans le monde et que 1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable.

La diminution de la pollution des eaux usées

Une personne évacue en moyenne 150g de selles et 1,5 litre d’urine par jour, il faut donc utiliser entre 25 et 40 litres d’eau potable pour éliminer environ 1,7 litre de déjections. La dépollution de ces eaux est rendue difficile alors que les problèmes de détérioration des écosystèmes aquatiques et de pollutions des eaux souterraines restent malheureusement toujours d’actualité.

La production d’un compost valorisable dans le jardin

La matière organique issue des toilettes sèches doit être appréhendée comme une ressource valorisable et non comme un vulgaire déchet. Le processus naturel du compostage de ces matières permet en effet de les utiliser dans le jardin. Ainsi une famille de 4 personnes équipés de toilettes sèches à litière, générera en moyenne 1 m³ de compost mûr tous les 2 ans. Plus besoin de terreau, c’est le jardin qui va être content, et le portefeuille aussi !

L’autonomie et la prise de conscience

Gérer des toilettes sèches permet de prendre conscience de notre production de déchets et d’être autonome quant à leur traitement. C’est un engagement personnel qui apporte une grande satisfaction loin des idées reçues qui ne voient que la contrainte de vider des seaux. Cette pratique permet également d’appréhender les grands cycles naturels de l’eau et de la matière.